Archives mensuelles : juin 2019

Wow! Résultats de la levée de fonds + Dernières anecdotes!

C’est avec un grand sourire, et mon besoin d’espoir bien nourrit ce matin que je vous souhaite le bonjour à chacune et chacun!

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Résultats impressionnants de la levée de fonds!

La vaste levée de fonds pour la sauvegarde des oiseaux se terminait hier soir, minuit…

Avant de vous livrer les quelques dernières anecdotes de notre Grand Défi,

je me fais porte-parole des oiseaux, pour vous dire un ÉNORME:

M-E-R-C-I !!!

 

La campagne québécoise au profit des oiseaux se clôture avec UNE SOMME TOTALE DE:

36,822 $

…pour travailler sur des projets de conservation. Entre autres pour l’Hirondelle de rivages qui a subit des pertes de ses populations de 99,3% dans les 40 dernières années.

 

 

Merci à toutes les personnes qui ont formé une équipe pour participer au Grand Défi, et qui ont sollicité leur réseau pour la collecte de dons.

(Près de 200 personnes, regroupées sous 50 équipes ont réaliser un Grand Défi comme le nôtre cette année!)

Merci à toutes les personnes qui croient en la cause et qui l’ont soutenu en faisant un don à travers une de ces 50 équipes!

 

Et d’une façon particulière, je remercie les 102 personnes super généreuses qui ont répondu aux appels des Ornitrotteurs!

Parmi toutes les équipes, c’est rassemblés à travers la nôtre que vous avez contribué en plus grand nombre:

4012 $ avec les Ornitrotteurs, rien de moins!

…C’est 12% de toute la levée de fonds! BRAVO et MERCI!

 

Je rappelle que la moitié des sommes que vous avez offert iront à l’organisme que nous avons choisi:

l’Observatoire d’Oiseaux de Tadoussac

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Et l’autre moitié, au:

Regroupement Québec Oiseaux

RQO-logo

Nous savons que ces 2 organismes sauront faire bon usage de ces dons, pour le bien des oiseaux!

 

 

 

Maintenant… les dernières anecdotes « croustillantes »!

Avec grand plaisir maintenant, je vous partage les quelques dernières anecdotes de notre Défi de 24 hrs durant lequel nous avons recensé 161 espèces différentes!

Le point commun des anecdotes de ce matin, c’est qu’elles sont toutes en lien avec des synchronicités, et coïncidences étranges de plusieurs de nos observations.

 

 

 

Anecdote #1-Observation étrange…

C’est moins une synchronicité, mais un peu plus une « étrangeté »…Pendant tout le temps que nous avons cherché la Chouette rayée (entre 1h et 2h du matin), un Moqueur chat n’a pas cessé de chanter!!!

Il m’est souvent arrivé d’entendre un chant nocturne de Paruline couronnée, un chant complexe qu’elle n’exécute qu’une fois… Ou le chant régulier d’un Bruant à gorge blanche, ou chanteur… mais dans ce cas aussi, il ne chante qu’une fois. Même un Coulicou à bec noir même, l’an dernier durant notre Grand Défi.

Mais là, un Moqueur chat, un oiseau super diurne, qui chante SANS ARRÊT, c’était vraiment inusité!

 

 

 

Anecdote #2-Des pouvoirs magiques!

Tôt le matin, nous arpentons des milieux mixtes, agricoles et forestiers, tranquillement en voiture… Et pendant 5 minutes, il s’est passé un phénomène très étrange…

Quelqu’un dit: « Il me semble que dans ce genre d’habitat, on devrait voir des Dindons sauvages… », à l’intérieur de 2 secondes: « Tiens! Un Dindon! »

…30 secondes plus tard: « Étrange qu’on ait pas encore la Paruline à gorge noire… », à l’instant même: « Paruline à gorge noire!!! »

Dans la foulée: « Ce serait un bon coin pour le Passerin indigo… » Oui, oui! Vous avez compris! 3 Passerins indigo!!!

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…Bon… le succès nous a monté à la tête, nous avons cru aux pouvoirs magiques, et nous avons poussé notre chance : « Il me semble que ce serait un bel endroit pour le Harpie féroce! » (Le plus gros oiseau de proie du Monde, très recherché, rare et localisé en Amérique du sud)

…Bon… En plus de ne pas voir le Harpie féroce (ce qui ne nous a pas beaucoup étonné tout de même), mais notre « pouvoir magique » nous a aussi lâché… Ça nous apprendra à ambitionner!

 

 

 

Anecdote #3-In extermis!

Dans la même veine que l’histoire du Petit Blongios de la veille au soir, qui nous a fait languir jusqu’aux dernières lueurs, vers 11h11, nous terminions un grand tour de la digue aux aigrettes, dans l’espoir de voir les Grues du Canada qui nous manquaient… L’an dernier, nous y avions trouvé les super rares Ibis falcinelles, mais là, nous n’en espérions pas tant…

Malgré un tour approfondi de l’endroit, aucune nouvelle espèce… Il vente, il tombe quelques gouttes, nous sommes en plein milieu de journée, et aucun oiseau ne chante.

Le premier de notre équipe ouvre sa portière, et nous nous apprêtons à partir… « Hey! » Dernier de notre file, j’entends le cri des Grues du Canada qui arrivent dans le marais! Yé!

Nous partions 5 secondes avant et nous les manquions!

 

 

 

Anecdote #4- 3 sur 3… et « Mon honneur est sauvé! »

Nous sommes à 3 espèces du total de 150… Nous sommes à chercher ce qui nous manque, et quels endroits nous permettraient de les voir.

Pour ce type de recherches très précis, Émile a été vraiment TOP dans sa planification fine! Il nous dit qu’aller dans un petit parc à l’ouest des rapides de Lachine nous donnerait la chance d’ajouter soit le Goéland marin, le Harle huppé, ou le Canard d’Amérique.

(À propos de ce petit dernier (Canard d’Amérique), c’est resté une plaisanterie tout le long de notre aventure… Il se trouve que je l’avais vu, à Baie-du-Fèbvre, à une minute du début officiel de notre Défi… et comme j’étais certain qu’il serait super facile à voir (il était collé sur la route), je n’ai pas cru bon de le montrer à un autre membre de l’équipe.

Il faut savoir que la présence de tous les oiseaux doit être constaté par au moins 2 membres de l’équipe…

Or, le Canard d’Amérique (celui que j’avais vu!) n’a jamais été revu par la suite, après le début de notre défi… ni même un cousin qu’on aurait pu voir sur un des nombreux autres plans d’eau… ni là, ni ailleurs! Et ce n’est pourtant pas une grande rareté!)

…Donc, revenons aux rapides de Lachine… Nous avons très peu de temps, parce que nous voulons aller au Jardin Botanique, et il se fait tard. On se réserve donc 5 minutes, top chrono, pour « scanner » le fleuve, et tant mieux si on ajoute une espèce!

On court vers le bord du fleuve, et simultanément, pendant que l’un de nous met directement sa lunette sur un Goéland marin, l’autre met la sienne sur un Harle huppé! Nous intervertissons nos regards dans la lunette de l’autre pour confirmer, et VOILÀ! 2 espèces en moins d’une minute!!!

Nous ne devions pas scanner le petit étang, pas très prometteur, mais comme, du 5 minutes que nous nous étions donné, il reste 4 minutes, nous passons un coup de jumelles sur son étendu… rien…

Quoique… « Attends Émile… Y’a quelque chose de l’autre côté… » que je lui dis. « Regardes! »

Oui!!!! Mon honneur est sauvé!!! ;-) Un Canard d’Amérique! Il m’aura fait « diabler » jusqu’à la dernière minute celui là! Je cesserai d’être taquiné par mes comparses (de ne pas avoir mentionné le Canard d’Amérique qui nous a fait faux bond par la suite) pour les 3 heures de Défi qui restent!

On revient donc à la voiture avec les 3 nouvelles espèces qu’il était possible de voir là! Et dont nous n’en espérions qu’une! Portant le grand total à 150 espèces!

 

 

 

#5-Bonheur ou malheur?

Nous sommes à quelques heures de la fin de notre Grand Défi, et nous avons une bonne heure de route à faire pour notre prochain site… Déjà, d’avoir une heure à faire en voiture, c’est pas bien productif pour une liste…

Comble de malchance… nous arrivons au pont de St-Louis-de-Gonzague, et le pont est « levé » pour faire passer des bateaux (bateaux que nous ne voyons d’ailleurs pas (!) …C’est long… c’est long…

Pendant ce temps, nous sortons de la voiture, et nous tentons de trouver des espèces improbables sur l’eau…

Jean-Philippe en profite pour appeler un ami ornithologue, à qui il devait parler… et parle, parle, jase, jase… son ami, qui sait que nous sommes en plein Grand Défi, s’informe d’où nous sommes rendu.

Quand Jean-Philippe lui dit que nous sommes pris au pont de St-Louis-de-Gonzague, son ami lui dit: « Est-ce que vous avez vu le Faucon pèlerin? Parce que nous avons installé un nid qui est occupé par un couple sur la tour de ce pont! »

…Wow! Quelle aubaine! Nous n’avions pas encore vu le Faucon pèlerin! Le pont redescend, nous le traversons, nous stationnons à l’autre bout, nous sortons une lunette que nous plaçons là où l’ami de Jean-Philippe nous a dit, et voilà! un Faucon pèlerin adulte fait des ronds autour de la tour du pont!

Une « coche » facile… que nous aurions assurément manqué si nous n’avions pas été pris sur le pont et que Jean-Philippe n’aurait pas pensé « tuer le temps » en appelant cet ami, à ce moment précis!

Quelle synchronicité!

La route bloquée par le pont levé: Bonheur ou malheur?!

 

 

 

#6-Autre histoire de Faucon…

Nous avons entendu parlé qu’un couple de Faucons émerillon nicherait à l’entrée sud du Jardin botanique, site qui est prévu en plus.

Au jardin botanique, les autres sites que nous planifions sont plus côté nord, et comme le temps nous manque, on essaie de planifier une stratégie… C’est sans compter que les stationnements côté sud sont 15$, en plus de l’entrée dans le jardin… et nous faisons tout ça bénévolement.

Émile a l’idée qu’on se stationne dans les espaces débarcadères (5 minutes et moins), qu’on sorte rapidement (comme aux rapides), et qu’on croise les doigts pour repérer les Faucons qui doivent être très bruyants à cette époque de l’année. Un peu risqué, mais bonne idée!

…Mais quand on entre dans le stationnement, TOUS les espaces débarcadères sont pris… nous roulons lentement, en cherchant une autre stratégie… et! « PI-PI-PI-pi-pi-pi-pi,… » Les Faucons nous survolent!!! Même pas besoin de trouver une autre solution! Mission accomplie en 15 secondes! Sortons d’ici pour notre dernier site!

(La personne de Baie-du-Fèbvre qui nous avait demandé « Coup don! Faites vous une compétition?! » d’une façon ironique et exaspérée, n’en serait pas revenue de nous voir faire à peine un demi-cercle dans un stationnement, voir passer un oiseau, ne même pas arrêter la voiture, crier et s’en retourner!)

 

 

 

#7-Un jardin magique!

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Et pour finir, j’en ai parlé souvent, mais je garde de nos dernières heures au Jardin Botanique, un souvenir impérissable!

Je revenais de Pointe-Pelée, qui nous a fait vivre des journées vraiment exceptionnelles! Ceux et celles qui nous avez suivi, vous savez que je publierai des vidéos et des photos de ce qui a été l’expérience ornithologique la plus marquante de ma vie là-bas cette année. Donc, j’étais comblé…

Mais malgré ça, ce qui m’attendait dans le Jardin des Premières Nations allait beaucoup m’impressionner! Émile m’avait pourtant avisé… mais j’étais sidéré! Il y avait plein de parulines, partout, de 19 espèces différentes (plus tôt la semaine précédente, Émile en a compté 23!) Toutes près du sol, près de nous, affairées à se nourrir tranquillement. Un mini Pointe-Pelée!

J’avais été comblé à Pointe-Pelée, mais là, c’était un rappel, et j’en « voulais » encore!

Nous avons ajouté 11 espèces juste là, exceptionnel en soi quand on a déjà à notre actif 150 espèces!

Et c’est parce que c’était si exceptionnel que nous avons renoncé à aller chercher les 4 autres espèces que nous étions certains de trouver, mais à d’autres endroits de Montréal… Il aurait fallut quitter ce paradis!

En plus, il faisait si beau, si bon! Ciel sans nuages, tous les pommiers en fleurs,…! Je ne regrette pas!

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Surpasser notre record une autre année, c’est possible?

C’est pas une mauvaise chose de ne pas avoir poussé plus que ces 161 espèces! C’est déjà un record auquel je ne m’attendais pas! Notre précédent record étant de 148, c’est tout un bond!

…Pas une mauvaise chose, dans le sens où c’est toujours stimulant de tenter de dépasser un record précédent, et, bien honnêtement, je ne sais pas si nous pourrons dépasser celui-là! À 165, ç’aurait été encore plus improbable! (hihi) Autant se laisser une petite marge! ;-) Bon, ce n’est pas la motivation principale du tout, mais je tente de trouver les bons côtés!

Et surtout, je garde en tête qu’au printemps, de la mi-mai à la fin mai, le Jardin des Premières Nations, sans que ce soit une garantie, est une destination potentiellement prometteuse! J’espère que vous la découvrirez aussi l’an prochain?!

 

 

 

Conclusion: ma plus grosse journée à vie!

Voilà! C’est ainsi que se termine cette aventure tellement riche! Ce jour qui passe à « l’histoire », à l’échelle de ma courte vie, comme le jour où j’ai vu le plus d’espèces d’oiseaux différentes en 24 hrs!

Gros merci à mes comparses: Alain Goulet, Jean-Philippe Gagnon et Émile Brisson-Curadeau pour leur travail de préparation, et surtout pour tout le plaisir partagé!!!

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Et GROS merci à vous qui nous avez suivi, encouragé, et aux personnes qui ont donné pour la cause des espèces et de leur protection!

 

 

À suivre…

D’autres aventures sont à suivre… Entre autres, cette journée du 9 mai à Pointe-Pelée, que je n’oublierai JAMAIS!

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Au plaisir,

Serge